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Chers amis,

Un numéro très riche vous est offert ce semestre. Il contient deux conférences données cet été à Collevalenza, l’une par don Luca PESCATORI, notre actuel Responsable Général, l’autre par don Laurent LARROQUE, ancien Responsable Général. J’ai ajouté un commentaire spirituel de l’icône de Notre Dame de Fatima dont la reproduction est en dernière page, cette icône qui est contemplation du message de Fatima et signe d’espérance pour toutes les nations. Les deux conférences de cet été s’adressent d’abord aux prêtres, mais il est facile d’en tirer des leçons pour tous. Dans les moments difficiles que nous sommes en train de traverser, un même mot, sous forme de consolation, se trouve sous leur plume : Courage ! On pourrait préciser : Courage et humilité, celle des petits que nous devons toujours être si nous vivons notre Consécration au Cœur de notre Maman du Ciel.

Nous devons nous distinguer par le sens surnaturel qui doit être le nôtre si nous sommes enfants de Marie : Tout est dans les mains de Dieu. Ne nous trompons ni de combat, ni d’armes. Combat, il y a, vous le savez, nous en avons déjà parlé et Marie nous en parle abondamment dans le Livre Bleu, en nous rappelant que le combat de la fin des temps que nous vivons est d’abord un combat qui se situe au niveau des esprits, anges de Dieu contre anges déchus, combat de la vérité contre le mensonge, de l’amour de Dieu et du prochain contre la haine de Dieu et du prochain. (...)

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Les cinq premiers samedis du mois

Deux messages, dans le Livre Bleu (4 août 1979 – LB 180 ; et 2 avril 1988 – LB 379) parlent explicitement des cinq premiers samedis du mois, ou plutôt de la “dévotion réparatrice des cinq premiers samedis du mois”. C’est une demande de la Vierge Marie à Sœur Lucie, annoncée le 13 juillet 1917, à la troisième apparition, à Fatima, et demandée le 10 décembre 1925, alors que Sœur Lucie, seule survivante des trois enfants, était à Pontevedra (Espagne). Dans une lettre au père Aparicio (19 mars 1939), Sœur Lucie écrit : « De la pratique de cette dévotion, unie à la consécration au Cœur Immaculé de Marie, dépendent pour le monde la paix ou la guerre ». C’est dire si cette dévotion est importante !

De quoi s’agit-il ?

Dans le Livre Bleu, Marie nous répond : « Durant ces samedis, Je vous invite à vous unir à Moi dans la prière du chapelet, la méditation de ses mystères, la confession, la participation à la Sainte Messe et la communion réparatrice. » (4 août 1979 – LB 180,c). Nous avons là les éléments qui permettent de vivre ces samedis comme Marie le veut. Il s’agit d’une pratique de réparation – Marie parle même d’une filiale et aimante croisade de réparation – « car, de plus en plus, se multiplient les offenses causées à mon Cœur Immaculé par les attaques contre mon Immaculée Conception, contre ma Virginité perpétuelle, contre ma divine et universelle Maternité, contre mes images et parce que s’éloignent de Moi surtout les âmes des petits » (Ibid., LB 180,f). Elle énumère les cinq motifs de réparation qui correspondent aux cinq types d’offenses causées au Cœur Immaculé de Marie et qui donne la raison du nombre (cinq) de premiers samedis de cinq mois consécutifs. Puisque les offenses se multiplient, Marie attend de ses enfants un engagement renouvelé de réparation : « La réparation doit [donc] aussi s’intensifier, de la part de mes enfants » (Ibid., LB 180,f). Marie n’entend pas redéfinir la notion de réparation (elle la suppose connue). Il s’agit là de quelque chose de tout simple : le péché blesse, abîme, déforme, offense ; en réponse à ce péché, nous offrons amour, engagement renouvelé de conversion, œuvres de pénitence, pour réparer ce mal et consoler le Cœur si délicat de notre maman, si blessé par tant d’ingratitude, de froideur, d’oubli ou de haine. Un enfant qui voit sa mère pleurer ne sait pas quoi faire pour la consoler. Marie nous donne le moyen de la consoler et de répondre à la haine par l’amour, à l’oubli par le souvenir, à l’indifférence par un surcroît d’affection, à la froideur par l’ardeur du cœur.

Que nous demande-t-elle à nous, en particulier ?

Elle attend de nous ceci : « Que pour vous, le premier samedi de chaque mois soit une véritable rencontre de prière réparatrice et de généreuse réponse aux requêtes que Je vous ai faites. Surtout, qu’en ces jours-là, les religieux et les fidèles consacrés à mon Cœur Immaculé se rassemblent en Cénacle de vie avec Moi. » (Ibid. LB 180,h). Si nous comprenons bien, Elle nous demande de nous réunir en Cénacle ce jour-là tout spécialement, avec générosité, pour vivre une véritable rencontre de prière réparatrice. Si Marie est consolée par notre prière confiante et notre amour de petits enfants, Elle l’est encore plus lorsqu’elle voit ses enfants unis comme des frères et sœurs, dans une rencontre de prière et de fraternité.

Les promesses de Marie

Notre maman du Ciel a fait des promesses à Sœur Lucie, sa messagère : « À ma fille, Sœur Lucie, J’ai promis une protection particulière à l’article de la mort et d’obtenir les grâces nécessaires au salut éternel pour tous ces enfants, qui, écoutant mes demandes, accompliraient dévotement la pratique des cinq premiers samedis. » (Ibid.LB 180,d). Promesses à Sœur Lucie elle-même et à tous ceux qui accompliront dévotement cette pratique. Promesse d’une protection particulière à l’heure de la mort et d’obtenir les grâces nécessaires à notre salut éternel. Extraordinaire promesse : au moment de mourir, notre Maman du Ciel sera là, nous défendra du Malin et nous obtiendra les grâces nécessaires pour être sauvé ! Une si grande récompense pour une si petite œuvre. Nous retrouvons bien là la générosité du Ciel qui veut le salut de ses enfants et qui déplore leur perte.

Un grand danger, un grand combat

Les circonstances de notre temps – qui sont les derniers temps, avant l’ère nouvelle qui nous attend – font que « le danger de se perdre pour l’éternité devient si grave » qu’elle nous supplie : « mettez les âmes en sécurité en les confiant à la protection particulière de votre Maman du Ciel. » (Ibid.LB 180,e). C’est comme à Fatima : la révélation de l’Enfer que Marie fait à ces petits enfants (7, 9 et 10 ans), le 13 juillet 1917, a pour but de montrer combien sont grands à notre époque les dangers de se perdre pour l’éternité. Les petits enfants ont été bouleversés et n’ont pu supporter cette vision que parce que Marie les avait auparavant assurés qu’ils iraient au Ciel. Et Marie ajoute le remède : « Pour sauver les âmes, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé ». Et elle ajoute : « Pour empêcher une nouvelle guerre, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la dévotion réparatrice des premiers samedis du mois. »

Une grande consolation et une force nouvelle

Marie invite donc à mettre les âmes en sécurité, par cette dévotion et par la consécration à son Cœur Immaculé. Et elle ajoute : « Maintenant que la bataille va devenir plus âpre, je dois préparer à tous des moments de sérénité spirituelle et de repos : dans ces Cénacles, vous entrerez dans mon repos car, en priant et en réparant avec votre Maman du Ciel, vous serez, par Moi, consolés et fortifiés. » (Ibid.LB 180,i). Sérénité spirituelle, par la consécration à son Cœur Immaculé, repos par le moyen des Cénacles, havres de paix pour ses enfants. Il y aura là un admirable échange : « En priant et en réparant avec votre Maman du Ciel, vous serez, par Moi, consolés et fortifiés » (Ibid.). En essayant de consoler Marie, nous serons, par Elle consolés et fortifiés. Elle ajoute : « Vous recevrez une force nouvelle et une lumière nouvelle pour marcher sur la route difficile de votre temps. » (Ibid.LB 180,j)

Tous à côté de notre Mère, une Mère à côté de chacun de nous

Dans le message du 2 avril 1988, Marie nous détaille ce qu’elle attend de nous et ce qu’elle va nous apporter : « Aujourd’hui Je vous veux tous à côté de Moi, Mère douloureuse, pour être consolée par vous et pour vous enseigner à prier avec confiance, à souffrir avec docilité, à aimer dans la pureté de cœur, à croire à une foi inébranlable, à espérer avec héroïsme, même à l’encontre de l’évidence des choses. » (2 avril 1988 – LB 379,d).

Comment de bons enfants peuvent-ils rester indifférents lorsque, comme à notre époque, c’est l’honneur de notre maman qui est bafoué par ces erreurs actuelles qui doivent être réparées ? « Il en est qui nient mon Immaculée Conception et ma plénitude de grâce ; d’autres ne croient plus au grand privilège de ma perpétuelle virginité et de ma divine et universelle maternité. S’éloignent de Moi ces enfants qui ont particulièrement besoin de Moi, comme les enfants, les petits, les pauvres, les simples, les pécheurs. De plus, souvent on enlève même mes Images des lieux de culte. » (Ibid.LB 379,g)

Le grand pouvoir que la Sainte Trinité a confié à Marie

Marie se fait insistante : « Je vous demande de répandre encore aujourd’hui la dévotion des cinq premiers samedis du mois. » (Ibid.LB 379,h). Elle l’avait demandée au début du XX° siècle, Elle le « demande de nouveau aujourd’hui, alors que ce siècle touche à son terme le plus douloureux. » (Ibid.). Nous avons bien compris l’importance que cela a aux yeux de Dieu : « Si vous faites tout ce que Je vous demande, … Je pourrai exercer le grand pouvoir qui m’a été concédé par la Très Sainte Trinité. » (Ibid.LB 379,i). Et quelle est cette mission confiée à Marie par la Sainte Trinité ? « Préparer pour toute l’humanité la nouvelle ère de son complet renouvellement dans le triomphe glorieux de mon Fils Jésus. » (Ibid.).

Répondons avec générosité à notre Maman du Ciel, sans tarder, c’est-à-dire dès samedi prochain, si c'est possible.

Dans le Cœur Immaculé de Marie, je vous bénis.

Père Olivier ROLLAND +

Chers membres du Mouvement sacerdotal marial

 

Notre Dame nous a annoncé que le triomphe de son Cœur Immaculé passera par une période qu’elle appelle “grande tribulation” (par exemple, le 16 octobre 1991 – LB 459), qui servira de purification et au cours de laquelle les plus touchés seront ses enfants préférés, les prêtres. Elle répète ce que Jésus a dit à Pierre : “Satan t’a cherché pour te cribler comme le blé” (Lc 22, 31) (20 novembre 1976 et 1er mars 1980 – LB 112 et 195).

 

Le 8 mai, nous avons commémoré le 49e anniversaire de la naissance du Mouvement Sacerdotal Marial et nous avons commencé l’année de préparation du 50e anniversaire. C’est un moment particulièrement significatif pour nous, qui a commencé immédiatement par un “signe” de tribulation : quelques jours plus tard, pendant la semaine du 13 mai où nous nous souvenons de l’intervention de la Vierge pour l’Église, deux actes contraires à la foi ont eu lieu publiquement en Allemagne, en particulier contre le sacrement du mariage et la vérité de la doctrine catholique, et contre la Très Sainte Eucharistie. Les idées qui sous-tendent ces actes de véritable rébellion contre la doctrine sont depuis longtemps répandues dans de nombreuses régions du monde, et, ces jours-ci, elles ont été exaltées comme la “nouvelle voie d’une nouvelle Église qui comprend enfin les besoins de l’humanité”...

Nous le savons, la Vierge nous en a prévenus depuis longtemps et a tout expliqué très bien.

Après la suspension de la Sainte Messe qui a commencé l’année dernière et qui malheureusement est encore présente dans certains pays et qui relativise la nécessité de l’Eucharistie, voici ces deux actes publics qui nous rappellent la prière de l’Ange de Fatima, que la Vierge nous a tellement recommandée, pour réparer les outrages et les sacrilèges contre l’Eucharistie, d’où découlent toutes les autres déviations et les péchés.

Les signes de confusion et de véritable apostasie au sens propre, qui sont présents depuis longtemps de manière souterraine, sont en train d’émerger de plus en plus et de manière orgueilleuse, en prétendant être le bon chemin pour l’homme, comme l’avait fait Judas qui, à la fin, s’est rebellé parce qu’il voulait pousser Jésus à suivre un autre chemin.

 

C’est pourquoi je vous invite à vivre cette année de préparation au 50e anniversaire du Mouvement Sacerdotal Marial en cherchant toujours plus refuge dans le Cœur Immaculé de Marie, c’est-à-dire en renouvelant toujours plus intensément notre consécration au Cœur Immaculé et les trois engagements qu’Elle nous demande :

- Comme consacrés à son Coeur Immaculé, nous offrir et offrir nos croix avec beaucoup d’amour en réparation de ces outrages et sacrilèges, pour demander la grâce de la fidélité et pour être dans l’Eglise, qui vit son chemin de croix vers la crucifixion, la présence de Marie à côté de la Croix, de la Femme revêtue du soleil à l’heure des ténèbres.

- En ce qui concerne le deuxième engagement qui nous est demandé et enseigné, l’unité avec le Pape, la Vierge en parle clairement dans ses messages. Je vous renvoie également aux explications des dernières circulaires de don Laurent Larroque et de moi-même. Certains demandent comment accepter certaines déclarations du Pape François qui peuvent étonner : j’ai déjà répondu à cela aussi dans les circulaires. La Vierge nous demande de prier pour le Pape et c’est tout, et de Lui laisser le reste. Le Seigneur conduit l’Église vers la purification et Il confie ce chemin à la Vierge : Elle nous dit qu’Elle a besoin de la force d’intercession de nos cénacles, dont l’un des éléments essentiels est la prière pour le Pape, pour lequel dans l’acte de consécration nous demandons une protection spéciale. Il peut y avoir plusieurs façons de se situer devant le pape, mais une seule d’entre elles est demandée par la Vierge et fait partie de l’esprit du MSM. Dans notre prière pour le pape, nous demandons qu’il agisse dans ces tribulations comme Dieu l’attend de lui et qu’il soit Son instrument pour la purification de l’Église.

- C’est donc avec les cénacles, qu’Elle nous laisse comme troisième engagement, que nous contribuons substantiellement à l’œuvre de la Vierge et à la vie de l’Église. Don Gobbi nous a appris comment faire un cénacle dans l’esprit du MSM : nous restons fidèles aux points essentiels établis par lui, rapportés dans le schéma présent sur le site du MSM (www.msm-mmp.org, et pour les francophones sur le site français – www.msm-france.com – et dans les “guides des Cénacles”), il n’y a pas besoin d’ajouter autre chose ni de changer quoi que ce soit. En ce moment, plus que jamais, il est nécessaire de multiplier les cénacles afin de former une barrière protectrice autour du Magistère de l’Église, de réparer l’apostasie rampante, de consoler les Cœurs Sacrés de Jésus et de Marie, d’obtenir pour nous-mêmes la grâce de bien vivre notre consécration et de nous offrir sur l’autel du Cœur Immaculé, victimes agréables à Dieu, pour son triomphe (cf. 19 novembre 1974 – LB 61), et enfin pour demander avec notre Mère du Ciel le don de la seconde Pentecôte qu’Elle a annoncée (par exemple le 1er janvier 1985, le 31 décembre 1986 – LB 302 et 343). Multiplier les cénacles signifie : vouloir faire des cénacles en suivant l’invitation de notre Mère, demander la grâce de pouvoir faire plus de cénacles que nous n’en faisons maintenant, apprendre aux autres à vivre consacrés à son Cœur Immaculé et diriger d’autres cénacles.

 

Nous demandons la grâce de pouvoir consoler notre Mère céleste, comme Jésus lui-même l’a dit à Sœur Lucie à Pontevedra lorsqu’il a demandé la pratique réparatrice des cinq premiers samedis, et de travailler à Son service, surtout en ce moment décisif qui coïncide avec l’année qui nous amène au 50e anniversaire du MSM, pour contrecarrer les actes de rébellion et d’apostasie qui ont déjà été mis en lumière et ceux qui sont encore cachés.

Elle nous appelle dans ce combat spirituel et veut être notre chef, elle nous l’a dit dès les premiers messages : Il nous appartient d’accepter le don d’être des soldats au combat ou, au contraire, de nous retirer et de regarder.

 

Don Luca Pescatori et le Conseil Spirituel du MSM

 

Dans les circonstances actuelles, on nous demande souvent de signaler un Cénacle particulier qui n'entre ni dans la catégorie Cénacle régulier, ni dans les autres catégories. Ce sont des Cénacles qui sont appelés "Cénacles de circonstance", par exemple à une date particulière ou parce qu'on a été obligé de déplacer un Cénacle. Vous trouverez donc ces Cénacles sous ce nouvel onglet (Cénacles de circonstance), lui-même sous l'onglet Cénacles.

Beaucoup ont entendu notre appel à réunir un Cénacle le 13 mai (et le 13 octobre) de manière habituelle. Alors que s'approche la date, certains nous posent des questions sur la manière de les organiser.

En réalité, à cause des restrictions sanitaires, dans beaucoup d'endroits, il sera impossible de réunir de grands Cénacles. Nous pouvons en revanche soit rassembler le Cénacle comme d'habitude, en ajoutant cette date aux réunions régulières, soit faire un Cénacle à distance, en convenant entre vous d'une heure. La foi et la prière réduisent les distances, et nous sommes réellement en communion lorsque nous prions ensemble, même si nous ne sommes pas physiquement présents en un même lieu.

Que Marie vous bénisse abondamment et vous garde dans le refuge de son Cœur Immaculé.

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On nous demande d'annoncer en particulier le Cénacle qui doit se tenir, ce 13 mai, à Bruay sur Escaut (59860) à 9h30 à l'église Ste Pharaïlde, avec messe de l'Ascension.

Chers amis,
Nous sommes tous bouleversés par cette crise que nous vivons, crise sanitaire, crise économique, crise politique, crise sociale et surtout crise de confiance dans les responsables à tout niveau et en tout domaine. Mais nous, du Mouvement Sacerdotal Marial, nous ne devons jamais oublier de mettre toute notre confiance dans notre Maman du Ciel qui veille sur ses enfants avec amour et nous donne son Cœur Immaculé comme refuge, spécialement dans ce temps de ténèbres que nous sommes en train de vivre.
Dans la folie ambiante qui prend tout le monde, je lance un appel au bon sens. Il faut savoir toujours raison garder. Nous sommes confrontés à la manipulation de l’information à un niveau mondial et ces mêmes médias dont nous avons quelques raisons de nous méfier nous invitent à nous méfier de ce qu’ils appellent eux-mêmes des fausses nouvelles. Il nous faut vraiment nous habituer à nouveau à réfléchir, à prendre du recul, à peser les choses, à les mettre en perspective, à ne pas s’affoler à la moindre rumeur et surtout à ne pas hurler avec les loups. À ne pas non plus passer trop de temps à chercher sur Internet ou sur les réseaux sociaux, au risque de ne plus faire que cela, au risque de l’inquiétude permanente et au détriment de la prière, qui est notre première mission et grâce à laquelle nous donnons à Marie une puissance d’intercession pour changer les événements du monde.

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Saint Joseph dans le Livre Bleu

Dans les messages donnés par Marie à don Gobbi, le nom de Joseph, père putatif de Jésus, apparaît 35 fois, dans 22 messages. Parmi ces messages 12 sont datés du 24 décembre, nuit de Noël (LB 114, 217, 279, 342, 369, 415, 439, 462, 484, 508, 559, 603), 7 du 2 février, Présentation au Temple (LB 119, 258, 321, 345, 398, 442, 588), 2 du 19 mars, solennité de saint Joseph (LB 286, 567), et un du Vendredi Saint (24 mars 1989 – LB 400). Nous partirons des deux messages de la solennité de saint Joseph, dont les titres sont significatifs : “Contemplez Joseph, mon époux” (19 mars 1984 – LB 286) et “Protecteur et défenseur” (19 mars 1996 – LB 567).

Ces deux messages tracent une ligne toute belle. Si la Vierge Marie nous invite à contempler Joseph, son époux, c’est pour l’imiter et cultiver en nous les vertus mêmes de saint Joseph. Si elle nous le présente comme protecteur et défenseur, lui, le gardien de la sainte Famille, c’est pour nous inviter à nous confier à sa puissante protection et pour lui confier le Mouvement. Prenons le temps de méditer ces deux messages.

Contempler saint Joseph, le très chaste époux de Marie, c’est, dans un premier temps, garder devant les yeux sa « manière de collaborer au plan de Dieu avec amour, avec pureté, avec foi et persévérance. » (LB 286,a). Nous saisissons tous la manière dont il a collaboré au plan de Dieu par sa prompte obéissance aux ordres de Dieu de « prendre chez [lui] Marie [son] épouse » (Mt 1,20) de prendre « l’enfant et sa mère » (Mt 2,13.20) pour les soustraire à la folie meurtrière d’Hérode et les ramener de cet exil dans la ville de Nazareth.

Mais ce n’est pas sur cet aspect que Marie attire notre attention. Elle veut nous faire entrer dans l’intimité de la sainte Famille et le contempler dans sa double mission d’époux et de père. Il a d’abord été pour Marie « un époux chaste et fidèle » (LB 286,b) ; chaste il l’a été en demeurant vierge, comme Marie, en établissant entre Elle et lui une juste distance, en respectant le mystère de sa personne et de sa sublime mission, en exprimant avec délicatesse son amour et son affection, en étant à sa juste place de chef de famille, en cultivant le silence dans cette maison de Nazareth qui était un sanctuaire, puisque Dieu lui-même y habitait. Fidèle, il l’était en étant un soutien assuré pour son épouse, en gardant avec soin les préceptes de la Loi et en recherchant jour après jour la sagesse, telle une perle de grand prix. Marie ajoute qu’il a été « un précieux collaborateur dans la garde aimante de l’Enfant Jésus » (ibid.). Tous les mots ont leur importance ici : collaborateur, puisqu’il s’agit d’une tâche commune ; garde : il s’agissait de veiller sur lui, d’en prendre soin ; aimante : comment Jésus, l’Amour incarné, aurait-il pu se développer sans l’amour de ses saints parents ?

Elle continue : « un travailleur silencieux et prévoyant ». Je pense là à ce que disait André Neher sur les liturgies au Temple de Jérusalem : à l’intérieur du sanctuaire, tout se faisait dans le plus grand silence, parce que le mystère de Dieu, du Dieu trois fois Saint, demande à être honoré plus par le cœur et les actes que par les paroles humaines. Comment celui que les mots ne peuvent dire adéquatement, que les images ne peuvent représenter, qui est tout autre, peut-il être mieux servi que par notre silence respectueux et aimant ? Or le cœur de saint Joseph est tout entier au service de ce Dieu qui s’est fait homme et dont il a la garde. ‘Prévoyant’ désigne cet aspect de la sagesse qui en permanence s’adapte au réel, anticipant avec ordre et mesure les besoins prévisibles en vue d’une action ordonnée. Et elle ajoute : « attentif à ne jamais nous laisser manquer des moyens nécessaires à notre existence humaine ». Attentif, on pourrait dire aussi attentionné ; il prend vraiment soin de son épouse virginale et de son Fils-Dieu.

Enfin, Marie le présente comme « juste et fort dans l’accomplissement quotidien de la tâche que lui avait confiée le Père du Ciel » (ibid.) Il est clair que la tâche de prendre soin de Jésus et de Marie lui a été confiée par le Père du Ciel. C’est une mission de la plus haute importance, car il en va du salut de l’humanité. Il doit veiller sur le Sauveur des hommes et sur celle qui lui a donné son corps. Nul ne peut douter que Dieu a proportionné ses propres dons à a grandeur de cette mission. Et il l’exerce quotidiennement, juste et fort qu’il est. Juste, donc parfaitement ajusté à ce que Dieu attend des hommes, et fort parce que rien ne doit le détourner de cette tâche. Marie peut vraiment s’appuyer sur lui. Il est un soutien précieux par ses qualités, ses vertus et par son sens surnaturel.

Ensuite, elle nous présente Joseph dans sa mission paternelle : « Comme il aimait et suivait chaque jour la merveilleuse croissance de notre divin Fils Jésus ! » (LB 286,c) Dans ces paroles, on voit toute l’affection et l’admiration de Marie pour Joseph, et pour Jésus qu’elle appelle « notre divin Fils ». Joseph, fort et juste, penché sur la croissance du divin Jésus ! Quelle attention, quel soin, quelle prudence, quelle vénération, quelle vigilance ont peut deviner ici chez le grand saint Joseph ! Et Marie nous montre aussi comment Jésus, « en retour, lui vouait un profond amour filial ». Jésus aimait à considérer celui que son Père du Ciel lui avait donné pour lui tenir lieu de père sur terre ; avec un tel exemple de douceur et de force, de tendresse et de droiture, d’humilité et de grandeur, il était heureux de se soumettre à lui. «Comme il l’écoutait et lui obéissait, comme il le réconfortait et l’aidait ! » (Ibid.) Marie à sa place de Mère et d’épouse, est dans l’admiration de ces relations de Joseph et de son Fils, si pleines de respect et d’amour de l’un pour l’autre. Le Fils de Dieu qui aidait Joseph, qui lui-même faisait tout pour le servir ! Oui ces relations sont vraiment admirables. Et cette admiration devient encouragement et ligne de conduite pour nous :
« En vous aussi, Je veux que fleurissent ces vertus, qui l’ont rendu si parfait. » Avec plusieurs vertus soulignées par Marie : son silence (propice au recueillement), sa pureté (et son détachement), sa prière, son courage, sa patience et sa grande bonté. Un véritable programme de vie.

« Qu’en vous soient son silence et sa vie cachée, nécessaires en ces temps pour que vous puissiez exécuter le plan que Je vous ai confié. Vivez loin du bruit et du tapage, des cris et du fracas dont vous êtes de plus en plus entourés. Maintenez votre calme intérieur en un colloque silencieux avec Jésus et avec votre Maman du Ciel. Ne participez jamais à des spectacles profanes et fermez les yeux aux séductions faciles du monde. Sachez vous soustraire à la subtile tactique de perversion morale que répandent aujourd’hui, de manière si sournoise et si dangereuse, la presse et la télévision. Ne gaspillez pas votre temps devant le téléviseur, en volant ainsi de précieux moments à la prière et à l’écoute de ma parole. Qu’en vous soit aussi sa pureté virginale, en un détachement, que Je veux plus grand par rapport à vous-mêmes, aux créatures, aux choses humaines, pour être intérieurement libres et capables d’aimer et d’accomplir avec une fidèle persévérance quoi que le Seigneur vous demande. Imitez Joseph, mon Époux bien-aimé, dans sa prière humble et confiante, dans son travail pénible, dans sa patience et dans sa grande bonté.» (LB 286,d-j)

Enfin, Elle nous invite à nous confier, nous et le Mouvement, son Œuvre d’amour « à sa puissante protection … dans les moments où mon Adversaire l’attaquera et la combattra furieusement » (LB 286,k).

C’est la même leçon que Marie donne dans le deuxième message du 19 mars (en 1996). Elle nous invite à nous confier « à la puissante protection de mon très chaste époux Joseph. » (LB 567,e) Elle nous recommande d’imiter « son silence actif, sa prière, son humilité, sa confiance, son travail. » (Ibid.) Puis son message se fait plus pressant : « Confiez-Lui aussi mon Mouvement [parce que c’est] lui le protecteur et le défenseur de mon Œuvre d’amour et de miséricorde. » (LB 567,f-g)

Il est cet homme fort qui a protégé l’Enfant et sa Mère. De même, il est pour l’Œuvre de Marie Protecteur et défenseur :
« Protecteur et défenseur dans les événements douloureux qui vous attendent. Protecteur et défenseur contre les nombreuses embûches que, de manière sournoise et dangereuse, mon et votre Adversaire vous tend de plus en plus. Protecteur et défenseur dans les moments de la grande épreuve, qui désormais vous attend dans les derniers temps de la purification et de la grande tribulation. »

Après ces deux messages donnés en la solennité de saint Joseph, nous pouvons nous arrêter aux messages de la nuit de Noël où, là encore, Marie veut nous faire entrer dans l’intimité de la Sainte Famille. Elle nous invite à revivre « le silence actif de mon très chaste époux Joseph : sa fatigue pour me conduire sur le long chemin, son insistance pour nous trouver une maison, sa patience renouvelée après chaque refus de nous ouvrir une porte, sa confiance en nous conduisant vers un lieu abrité et sûr, son travail plein d’amour pour rendre la misérable grotte plus accueillante, son attente priante de ce qui s’accomplirait ; et enfin, son grand bonheur lorsqu’il se pencha pour baiser et adorer son Dieu né de Moi, dans la Nuit Sainte. » (24 décembre 1983LB 279,d)

Il s’agit de contempler pour pouvoir aussi imiter : « Priez et faites silence, pour écouter la voix de Dieu, pour comprendre les grands signes qu’aujourd’hui il vous envoie pour contribuer, par votre collaboration personnelle, à son dessein miséricordieux. Comme Joseph, vous aussi, efforcez-vous avec empressement de préparer tout le monde à son prochain retour. Allumez dans les cœurs les lumières éteintes, ouvrez les âmes à la grâce et à l’amour, ouvrez tout grand toutes les portes au Christ qui vient. » (LB 279,g-h) Voilà magnifiquement décrite notre participation au dessein miséricordieux du Père : prier, faire silence pour écouter, préparer les hommes au prochain retour de Jésus, allumer dans les cœurs les lumières éteintes, ouvrir les âmes à la grâce et à l’amour.

Dans la contemplation de Noël, il y a la révélation du second Noël, de la seconde venue de Jésus qui vient. Dans le premier Noël, la nuit ; aujourd’hui « la nuit de la négation de Dieu descendue sur le monde ». Dans le premier Noël, le froid de la nuit d’hiver ; aujourd’hui, « la glace de la rébellion contre sa loi d’amour ». Dans le premier Noël, les portes qui se ferment ; aujourd’hui « les cœurs endurcis par l’égoïsme et la haine », « les portes obstinément fermées au Seigneur qui vient ». (24 décembre 1986LB 342,i) Voilà pourquoi prendre Joseph pour modèle est le moyen de bien préparer la route au Christ qui revient dans la gloire : « Ouvrez tout grand vos cœurs à la béatitude et à l’espérance, à l’imitation de votre Maman du Ciel et de son très chaste époux Joseph. » (LB 342,j)

Dans le message de la nuit de Noël 1991, Elle insiste sur le silence et le recueillement qui doivent habiter en nos âmes : « Qu’un profond silence entoure le grand vacarme de paroles et d’images qui remplit aujourd’hui le monde entier. Que la prière du cœur vous amène à un continuel colloque avec le Seigneur Jésus qui est venu, qui vient et qui viendra dans la gloire. Et que la paix tranquille de l’âme marque le cours de vos journées, si pleines de menaces et denses de douleur pour tous. Avancez en sécurité sur les vagues violentes de ces derniers temps de la grande tribulation, sans vous troubler, en voyant qu’encore maintenant, les portes se ferment à Jésus Christ qui vient. » (LB 462,h-i).

Enfin, comme pour nous exciter à la patience et à la persévérance, Elle veut nous rappeler la « longue route qui, de Nazareth, nous conduit à Bethléem. Ressentez, vous aussi, la fatigue du voyage, la lassitude qui nous prend, la confiance qui nous porte, la prière qui accompagne chaque pas, tandis qu’une béatitude surhumaine emplit nos cœurs, unis désormais en une parfaite communion avec le cœur du Père Céleste qui est sur le point de s’ouvrir au don de son Fils Unique. Le bruit de la nombreuse caravane ne nous trouble pas, le découragement ne nous prend pas non plus devant toutes ces portes qui se ferment à notre demande d’être accueillis. » (24 décembre 1995LB 559,a-c)

Les messages du 2 février évoquent tous la présence, aux côtés de Marie, de son très chaste époux Joseph. C’est ensemble qu’ils vont présenter Jésus au Temple à son Père céleste, anticipant l’offrande sacerdotale que Jésus lui-même fera de son Corps et de son Sang pour le Salut du monde.

Je propose donc, qu’en cette année consacrée à saint Joseph, nous, tous les membres du Mouvement en France, nous nous unissions le 19 mars prochain pour confier le Mouvement Sacerdotal Marial et le Mouvement Marial à saint Joseph. C’est l’Œuvre d’amour de Marie pour le monde, et saint Joseph aura à cœur de la protéger et de la défendre. Je le ferai personnellement à 18h, lors du Cénacle quotidien.
Je vous bénis de grand cœur.
Père Olivier ROLLAND +

Téléchargez le fichier en PDF en cliquant ici --> Saint Joseph dans le Livre Bleu

Vous trouverez ici la circulaire que notre Responsable International, don Luca Pescatori, vient de nous adresser pour cette année.

Prenez le temps de bien la méditer. Merci à don Luca de nous encourager dans cette crise à rester fidèles à ce que nous sommes et à être vigilants pour devenir toujours mieux ce que nous devons être : des Apôtres de l'Eucharistie, des amoureux de Jésus présent dans le Saint Sacrement.

Et si nous avons failli, que nous soyons capables, avec la grâce de Dieu, de nous reprendre pour être ces petits soldats au service de notre Maman du Ciel qui est aussi notre Reine et notre Chef.

Circulaire MSM don Luca 20201

Chers amis,
Combien tout a été bouleversé par ce virus dont tout le monde parle en per-manence ! Tous les plans, tous les programmes, toute la vie ordinaire ont été chamboulés ! Et nous pouvons prévoir que cela continuera. Voilà pourquoi il faut s’armer de patience, garder son sang-froid, savoir distinguer entre ce qui est essentiel et ce qui l’est moins, et ce, dans tous les domaines.
En ce qui nous concerne, dans le Mouvement, il doit être clair que nous devons obéir aux décisions, très difficiles, que prennent les évêques et dont ils sont responsables devant Dieu. Nous devons aussi prier pour eux, pour qu’ils soient éclairés, soutenus et défendus. Nous devons obéir aux pouvoirs publics, sauf si quelque chose de manifestement illégal, ou immoral ou disproportionné était demandé. Nous devons accepter quelques limitations provisoires et clairement délimitées de nos droits pour le bien de tous.
Vous avez probablement senti à quel point la question de la vérité revient sur le devant de la scène : vérité des informations, vérité des compétences, vérité des décisions. Devant cet état de fait, nous devons bien faire attention de ne pas nous enflammer dans des luttes attisées par les médias ou les réseaux sociaux, à cause d’informations affirmées par les uns, confirmées par les autres, infirmées par les troisièmes. Restons humblement à notre place et ne menons pas de guerres inutiles. Le combat que nous avons à mener, qui rend plus que nécessaire une grande unité, est suffisamment rude pour que nous n’en rajoutions pas et ne dispersions pas nos forces.
Dans les programmes des Cénacles que vous trouverez à la fin de ce Bulletin, il doit être clair que tout peut à tout moment être suspendu temporairement ou durablement. Voilà une des raisons pour lesquelles je demande avec insistance que le plus grand nombre d’entre vous s’inscrive sur le site Internet pour recevoir la Lettre d’information qui sera donnée sans régularité précise, mais dès qu’un besoin s’en fera sentir. Vous pourrez diffuser autour de vous cette Lettre d’information, spécialement auprès de ceux qui n’ont pas accès à Internet ou ne savent pas très bien s’en servir. Dès qu’il y aura des suspensions, annulations ou reports de Cénacles, vous serez ainsi avertis « en temps réel ».

Pour lire le Bulletin en intégralité : Bulletin MSM sept 2020

Chers membres du MSM, vous êtes invités à vous unir en Cénacle mercredi 13 mai, anniversaire de la première apparition de la Vierge à Fátima, avec tous les membres du Mouvement dans le monde entier.
Le Cénacle sera retransmis en direct à 16h, heure de Rome (et de France) sur le canal YouTube MSM-MMP, à l’adresse : https://www.youtube.com/channel/UCx0yQ_KLojRWguEldQBPw-Q
Vous êtes priés de vérifier avec vos responsables l’heure exacte pour votre région (en France 16h).
Retrouvons-nous ensemble pour prier et remercier notre Maman du Ciel pour le grand don de Sa présence à nos côtés, pour le triomphe de son Cœur Immaculé et du règne du Sacré Cœur de Jésus.
Don Luca Pescatori